Dimanche dernier, après la victoire de son club, l’Entente Franconville Césame Val d’Oise, aux Interclubs, la vice championne d’Europe du 100 m, Véronique Mang, a évoqué la saison à venir, qu’elle aborde avec sérénité.
«Véronique Mang, revenons sur votre performance sur le 200 m, 23 »45 avec un vent de face dans le virage.
J’ai fait une très belle prestation sur 200 m. Disons que le couloir 1 n’a pas été un couloir aisé, il a fallu aussi lutter contre le vent, mais bon, je suis une warrior ! Je ne me dis pas en venant que ça va être difficile, non. Au contraire, courir au couloir 1 a été un vrai challenge et j’ai su rester placée pendant toute ma course. Je pense que quand je serai au couloir 4, 5, 6, 8, ça sera beaucoup mieux. Cela fait trois semaines que je suis dans les allergies respiratoires avec le pollen et les graminées, j’avais du mal à respirer il y a deux-trois semaines, là, ça commence à aller mieux. Il faut continuer à se soigner. Le meilleur est à venir.
«Je ne me stresse pas plus que ça»
Quelle est la suite de votre programme ?
Je serai à Forbach, dimanche, sur 100 et 200 m. Pour Daegu, patience, parce que ça va être très très long. Ce sera le 27 août, l’objectif c’est d’être en bonne santé et de réaliser les minima. Il faut y aller pas à pas. Quand on est une athlète comme moi, il ne faut pas brûler les étapes. Il faut être en forme, avoir de très bonnes conditions pour réaliser les performances. Sur 200 m, il faut avoir un temps clément, un bon couloir, être en forme. Je pense que ça viendra avec le temps. Je ne me stresse pas plus que ça, je me dis qu’au fur et à mesure des semaines, mon travail va s’intensifier, et je serai de mieux en mieux, donc les chronos viendront.
Comment s’est déroulée votre préparation ?
Elle a été perturbée cet hiver par une grippe de trois semaines, mais ça ne m’a pas empêché d’être finaliste aux championnats d’Europe indoor. Là, j’ai repris un travail de foncier. Je suis en pleine confiance.
Que vous ont apporté vos médailles récoltées à Barcelone (argent sur 100 m et or au relais 4×100 m) l’été dernier ?
Ça apporte beaucoup de sérénité, on se dit que l’on arrive à un certain niveau. Maintenant, il faut le maintenir. C’est comme pour les interclubs, quand on est sur le trône, il faut y rester. Ça c’est difficile.» – Propos recueillis par Annabelle ROLNIN